Garde-robe home made : plaisir et liberté

Une garde-robe home-made

garde-robe hiver

Le modèle du pull est le Grand Favorito de Isabelle Kramer disponible sur Ravelry, tricoté avec la laine Vivienne de Lang il y a de cela trois ans. La jupe est maison, 50 centimètres de jersey noir de chez Filetik et une bande de bord-côte de chez Ty Florian Boutik.

 

Quand je me suis mise à coudre, il y a plus de 10 ans maintenant, ce n’était pas les accessoires qui m’attiraient le plus, mais bien les vêtements.

Si je regarde les photos de mes années collège et lycée, je suis un peu (beaucoup) horrifiée de ce que j’étais capable d’assortir… Et de porter. J’avais des Doc Martens vertes – jusque-là tout va bien ou presque -, des pantalons très larges constitués d’empiècements de tissus, et des pulls bien trop grands pour moi. J’étais en L, esprit bohême-philo-soyez-indulgents-s ‘il-vous-plaît… Sans parler de l’idée sous jacente de se cacher sous des vêtements informes.

Après, il y a eu quelques tentatives malhabiles de porter des vêtements un peu plus classes, mais dans lesquels je ne me sentais pas à l’aise. Petit à petit, l’uniforme jeans-petit haut s’est imposé. C’est là que la couture fait son apparition dans ma vie. Boulimie de tuniques japonaises, quand tu nous tiens. Je me suis fait la main sur toute sorte de matières, des empiècements, des boutonnières, des passepoils.

Des choix de tissus pour certains assez maladroits, des matières inappropriées, des cousettes jamais portées… Une envie de faire mieux, et plus simple s’est imposée. Une obligation budgétaire et surtout le souhait d’être en cohérence avec le reste de notre façon de vivre : acheter moins mais mieux de tissu et de patrons de couture.

 

Home made

garde-robe hiver

Aujourd’hui, cela fait 5 ans que je n’achète plus de vêtements « de jour » (puisque c’est l’expression requise) dans le commerce. Je couds ma garde-robe. Les seuls vêtements que j’achète sont les vêtements techniques pour la montagne. Ça n’aura pas échappé à grand monde, je le répète assez comme ça, j’habite dans les Alpes du sud, à Gap. Nous vivons dans une ancienne ferme rénovée et partagée en appartement, sis à 800 mètres d’altitude. Nous pratiquons beaucoup la montagne, été comme hiver. Et pour cela, il faut être équipé. Car même si le soleil brille plus de 300 jours par an à Gap (c’est vrai ! pas seulement un argument de l’office du tourisme), il y fait froid. Et encore plus quand on monte en altitude. Donc j’ai dans mon armoire quelques pièces techniques que je ne me résous pas à coudre. D’une part parce que s’approvisionner en matière textile technique est un casse-tête, d’autre part parce que je n’ai pas envie de me lancer dans le patronage de telles pièces.

garde-robe hiver

Pour le reste, à part deux vieux jeans, il n’y a que du home made pour ma garde-robe hiver (été aussi, mais on en reparlera). Et au-delà de la fierté que j’ai à ouvrir mon armoire, c’est redevenu un plaisir de m’habiller le matin, et non plus une gageure avec toujours la sensation de tomber à côté. Je ne subis plus les tendances, je couds ce qui me plaît, dans les étoffes que j’ai choisies avec soin.

 

Back to basics

Ma garde-robe hiver se compose principalement de robes en jersey que je porte avec un gilet, des leggins en polaire et des guêtres en laine. Les jupes sont assorties de la même manière. Des couleurs sobres et qui s’harmonisent entre elles : noir, gris, rouille. Quelques pièces beaucoup plus colorées viennent apporter un peu de fantaisie, mais les tonalités s’accordent toujours. J’ai quelques écharpes et foulards dans les mêmes tons. J’aime les coupes sobres, mais les petits détails qui font la différence. Les belles matières, douces et souples, qui tiennent dans le temps et ne se déforment pas.

garde-robe hiver  garde-robe hiver

Aujourd’hui il m’arrive encore de me tromper sur un choix de tissu pour un projet, mais c’est plus rare. Je prends le temps de trouver le tissu parfait. Quant aux patrons, on n’est jamais si bien servi que par soi-même, donc maintenant je les dessine, exactement à mon idée. Et si le processus est un peu long, le résultat est, heureusement, souvent à la hauteur du temps passé. Et se vêtir est redevenu un plaisir, une manière de m’affirmer et de reprendre confiance en moi. D’oser.

Parmi les site sur lesquels j’achète des tissus : Filetik, Les Trouvailles d’Amandine, Ty Florien Boutik, Coud’foudre

Retrouver toutes mes bonnes adresses ici.

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Showing 4 comments
  • Mamino
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    Cette garde robe est bien jolie, j’aimerai bien la même ! c’est quoi la marque des leggins en polaire ? Bises et bravo !

  • Martine
    Répondre

    Cet article me plaît totalement et je dis bravo ! C’est une vision de la garde robe que je partage totalement et pourquoi se laisser claudiashifferer comme le dit si bien SOUCHON ? Je trouve ta garde robe joliment pensée bien qu’elle ne me corresponde pas : morpho, âge, teintes …
    Par ailleurs le choix des matières fait souvent la différence de ce que je constate régulièrement. Une seule chose me désole, c’est de ne pas trouver de maille de qualité pour coudre les vêtements d’hiver, c’est-à-dire avec un pourcentage de laine supérieure à 50% et qui tienne bien dans le temps.

    • emilie
      Répondre

      Merci. Je suis d’accord avec vous, il n’est pas toujours facile de trouver des tissus de qualité. Pour ceux en lainage, regardez chez Stragier (lien dans les bonnes adresses du site), ils en ont de très beaux.

  • Leelou
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    Maintenant que j’ai l’@dresse… je ne décolle plus 😉 !! Voilà aussi mon objectif, mais en tant que débutante (« dégrossie ») et ayant quelques (heeeem) années de plus, le style n’est pas identique. Je participe donc à la fameuse Garde-Robe Capsule 2017 intiée par Clotilde de https://clopiano.wordpress.com/2016/12/15/garde-robe-capsule-2017-petites-idees-pour-grand-projet pour utiliser les tissus stockés et les patrons pas encore réalisés. MERCI pour cette réflexion !! Leelou

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